Ce jour commença différemment des autres : je faisais la grâce matinée dans mon lit. J’avais décidé de dormir jusqu’à au moins 13h mais le destin en décida autrement. Un destin rouge avec des ailes vint me réveiller en me disant :
-Lève-toi, j’ai pris une quête !
-Hitso, je veux dormir aujourd’hui. On verra ça demain.
-Nan, on la fait aujourd’hui, sinon je vais hurler pour t’empêcher de dormir jusqu’à ce que tu te lèves.
-T’as demandé à Ace de nous accompagner ?
-La récompense est pas assez grande pour qu’il vienne avec nous.
-Bon, d’accord c’est quoi la quête ? Il me la tendit. Attends, tu me réveille pour chercher des chats.
-Oui, mais je me suis fait mal à une patte en venant te l’apporter, je pourrais pas faire plus.
-T’as choisi la quête avant de te faire mal et en plus tu peux voler…
-Ah oui c’est vrai, j’avais oublié. Tant pis ; ça te fera du bien une quête tranquille.
-T’es bien le seul à oublier ça et une matinée dans mon lit me ferait plus de bien, mais bon si t’insiste.
Il exprima sa joie par un grand « ouais ». Moi je me levai et me préparai pour cette quête. Au bout d’une demi-dizaine de minute j’étais près et on sortait de notre maison. On réfléchissait à une manière d’attirer les chats perdus. Ils étaient quatre, avaient le même maitre et on avait leurs photos. C’est alors qu’Hitso proposa de les attirer avec du poisson, ça me paraissait être une bonne idée.
On alla donc chercher du poisson avec ma méthode personnelle. On arriva au lac et je sautai dans l’eau pour prendre un poisson. Une minute après je remontai avec un poisson dans les mains. Hitso ralla :
-Pourquoi t’as mis autant de temps ?
-Tu m’as tiré du lit tellement vite que j’ai du faire une pause casse-croute ici.
On ne perdit pas plus de temps et nous retournions en ville pour récupérer les chats. J’installai un piège dans une ruelle : une simple boite tenue par une brindille que je pouvais retirer avec une ficelle et le poisson comme appât. Au bout d’une heure d’attente un chat arriva. Ce n’était pas de ceux qu’on recherchait, je lui crachai un petit « Hôkô » et il fuit.
Encore une dizaine de minutes après, un autre chat arriva. Celui-ci on le cherchait. Il tourna un peu autour puis se fit avoir par le piège. J’allai le récupérer et ferma la boite. J’avais assez de boites pareilles pour chaque chat. On ramena la boite à la maison pour que je n’ais pas un second chat dans les pattes.
Cette fois je demandai à Hitso de voir depuis le ciel s’il en voyait un. Il s’envola et moi je continuai à chercher dans la ville à pieds. Après un petit moment, J’entendis de fort aboiement et me dirigeai vers leur source. Un gros chien avait chassé deux chats jusque dans une impasse. Coup de bol, les deux étaient recherchés. J’allais m’occuper du chien quand Hitso atterrit et hurla :
-Hé toi, laisse-les tranquilles.
Le chien se retourna et le prit en chasse. Mon chat prit ses jambes à son coup et s’enfuit. Je le complimentai :
-Bonne idée Hitso, fais diversion.
J’en profitai pour aller voir les petits chats. Ils avaient repris confiance en eux et me sautèrent dessus pour me griffer. Je les attrapai chacun avec une main alors qu’ils étaient en l’air puis les ramenai chez moi. Ils ne voulaient pas se séparer et j’ai été obligé de les mettre dans la même boite.
Hitso arriva derrière et me dit :
-Pourquoi tu m’as pas aider ?
-Tu pouvais facilement fuir. Toi t’as des ailes, le chien non.
-… C’était pas une mauvaise idée…
-Ne me dis pas que t’as essayé de le semer à pieds.
-Ben non bien sur. Moi j’ai des pattes.
-Et ta blessure ?
-Euh… Ah ça ? Je la sentais déjà plus quand je t’ai donné la quête.
Le pire c’est qu’il croyait vraiment que c’était la chose à dire. Mais bon, le chien lui avait servit de punition. On partit ensuite à la recherche du dernier chat. Pour éviter qu’Hitso ne soit seul, il m’emporta dans le ciel. Cependant, comme on ne trouvait pas le chat en ville, nous nous étions dirigé dans les champs au alentour. On a fini par le trouver au bout de deux heures, Hitso n’en pouvait plus. Et encore une punition. Du moins il se plaignit que s’en était une.
Le dernier fuyard se avait était tellement dans les champs qu’il été tout sale et plein de boue mais comme il dormait ce fut facile de l’attraper. Même soulevé il ne se réveilla pas. Hitso fit tout de même remarquer :
-Il est trop sale pour le ramener à la maison.
Après quelques instants de réflexion, je lui crachai à lui aussi un autre « Hôkô » qui enleva toute la boue et qui le réveilla. Il essaya de me griffer mais je le secouai des tous les sens pour le sécher et ça l’étourdit tellement qu’il redevint aussi calme que quand il dormait.
-T’es vraiment sadique parfois, me dit Hitso.
Je n’y fis pas attention et retournai chez nous pour prendre les autres chats.
Ensuite on se rendit à l’adresse donnée pour rendre les chats et une femme assez enveloppées ouvrit puis s’exclama :
-Oh vous m’avez ramené mes chats !
Elle fit un énorme câlin à ses quatre chats en même temps puis dit :
-Laissez-moi vous en faire un aussi.
Je pris Hitso par la tête et dis :
-C’est pour lui.
-Hein ? Quoi ? Non, je suis pas d’accowm…
-Oh comme il est mignon !
Parmi tous les bruits bizarres que faisais Hitso en essayant de parler je ne distinguai qu’un « j’étouffe ». Elle le lâcha enfin et il prit une grande respiration. Pendant qu’il reprit son souffle je récupérai la récompense puis le portai jusqu’à la maison. Le soleil se couchait. Sur le chemin il me demanda :
-Pourquoi tu m’as infligeais ça ?
-La prochaine fois que je te dis que je fais la grâce-mat, tu me laisses tranquille.
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